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Full text of "Notice historique sur l'Arc de Triomphe de l'Étoile"

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Notice historique sur l'Arc de 
Triomphe de l'Étoile 

Jules D. Thierry, Gustave Coulon 



From the 

Fine Arts Library 

Fogg Art Muséum 
Harvard University 



r 



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tluticc Historique 
rill M IlItKVU 



LtTOILE , 



publiée 

par J.TOIERRT et Gy ^OUION , 
> Inspecteurs du mondmtnt. 



Prix : 50 centimes. 



il 

6 e ە>tBpn. 



A PARIS, 

J. THIERRY , RUE SAINTE-APPOLINE , 4 5; 
ROSSELIN, Marchand d'Estampes , quai Voltaire, %K 
à l'Arc de Triomphe , chca le Gardien. 



1840. 



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:. . i s. 



NOTICE 

f ARC DE TRIOMPHE 

DE L'ETOILE. 



-» ORIGINE Et DESCRIPTION DES AEGS DE TRIOMPHE. 

Les Romains furent les premiers qui construisirent des arcs (Je 
triomphe. Bans l'origine , ces arcs, ou portes triomphales, con- 
j straits en bois, étaient élevées en l'honneur des généraux aux- 
? quels le triomphe avait été décerné. Elles étaient surmontées de 
trophée» (formes enlevés à l'ennemi, et de la statue du triompha- 
teur. Les images symboliques des villes et des nations vaincues or- 
naient les piédroits et étaient suspendues â la voûte; des espaces 
étaient ménagés pour placer des musiciens et des hommes chargés 
de trophées. 

Plus tard on voulut donner aux arcs de triomphe un caractère 

pins imposant ; on voulut qu'ils tussent, en quelque sorte, une page 

d'histoire destinée à porter à la postérité le récit des liant» faits sous 

rinSfi^atiën desquels ils avaient été élevés. Le bois rot rem- 

( placé par la pierre, le marbre, lebronse et les matières les plus 

| précieuses; l'aroMtectore et U sculpture prodiguèrent toutes les 

l ressoudes fa\ \W£Mk pour les transformer en monuments du- 

! rablçq. ,.,,,..<..'..; " • : -' : ' 

i- Lps ar<p4e,Jnompfce. furent d'abord exclusivement desKriés à 

consacrer et perpétuer, te mémoire de triomphes militaires ; mate 

!plus tard la. flfltferâ d$s cours enJH le simple p iéd e stal des sûmes 
des empereurs, * . ..>.'., *■ 

Nous ahons donner ^raekraes détails, snjr les plut grands ares de 
j triomphe existants, de l'antiquité et des temps modernes : ils 
pourront servir de point de comparaison pour apprécier les pro- 

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a 

rftrtions colossales du monument dont noqs devons donner l'histo- 
rique et la description: 

A Rome, Tare de Constantin, flui par ses dimensions dépasse 
tons les arcs antiques connus, a de hauteur 24 met. 595 millim. 
(6&ptedfr40°), largeur 94 met. 709miUiin. (76 pieds), épaisseur 
6mèL 635 millim. (20 pieds 5°). 

L'arc de Septkne-Sévère, qui* vient ensuite, a de hauteur 49 met. 
825 millim. (64 pieds), largeur 25 met. 485 millim. (74 pieds 
4°), épaisseur 7 met. 40 millim. (24 pieds 8°). 

Les Romains ne se contentèrent pas d'élever des arcs de triom- 
phe dans leur patrie, ils en construisirent également dans les pays 
contrais. Ainsi ce fut par leurs mains que fut élevé l'arc d'Adrien 
à Athènes > Parmi les ouvrages dés Romains, on doit encore citer 
l'arc, d'Orange, département de Taucluse, qu'on croit être élevé 
en l'honneur de G. Marins : ce monument antique , le plus beau 
que possède la France, a 22 met. 750 millim. (70 p^eds) de hauteur 
sur 24 met. 450 millim. (66 pieds) de longueur. 

De tous les arcs moderne*, la porte Saint-Denis est le plus re- 
marquable ; elle fut élevée par les ordres de Louis XIV. Ce mo- 
narque voulut lui donner des dimensions supérieures à celles des 
arcs antiques : elle a 23 met. 645 millim. (72 pieds 9* de hau- 
teur, et 25 met. 970 millim. (75 pieds 9°) dé largeur. Elle fut con- 
struite par l'architecte Blondel, et est regardée , à juste titre, 
comme un des plus beaux monuments importants du siècle de 
Louis XIV. 

La porte Saint-Martin fut construire par l'architecte Pierre Bul- 
let ; ses dimensions sont inférieures à celles delà porte Saint-Denis, 
et ses proportions lui donnent l'aspect d'une porté de viMe, plutôt 
que celui d'une porte triomphale. 

Enfin il existait à l'entrée du faubourg Saint- Antoine un arc 
élevé en l'honneur de Henri II, et restauré sous Louis XIV par 
Blondel; il était remarquable par les sculptures de Paul Ponce, 
dont il était orné. Il fut détruit, il y a peu d'années, lors de l'élar- 
gissement des abords de la place de la Bastille. 

D'après ce que nous venons d'exposer, on voit que jusqu'à ce 
jour le plus grand arc connu était la porte Saint-Denis, dont la 
iiauteur est de 25 met; 645 millim. (72 pieds 9°). 



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MLC DE TRIOMPHE DE L ETOILE. 

L'arc de triomphe de l'Étoile fut élevé par ordre de l'Empereur, 
en l'honneur des armées françaises (décret du 43 février 4006). 

Il voulut qu'il fût gigantesque , comme les bits d'armes dont il 
devait consacrer le souvenir ; ses dimensions «ont : hauteur 
49 met. 255 millim. (454 pied* 6*), largeur 44 met. 890 milita. 
(457 pieds 44°), l'épaisseur 22 met. 240 millim. (68 pieds 4°). 

Le grand arc a 29 met. 420 millim: (90 pieds 0*) de hauteur , 
sur 44 met. 020 millim. (45 pieds) de largeur. 

Les petits arcs, 48 met. 080 millim. (57 pieds 0») sur 8 met. 
440niiUim.(25pieds44 o ). 

Les fondations ont 8 met. 575 millim. (25 pieds 0*) de profon- 
deur au-dessous du soi , sur 54 met. 500 millim. (467 pieds 40*) 
de longueur, et 27 met. 280 millim. (85 pieds 44°) de largeur. 

La première pierre fut posée 1er 45 août 4806; elle porte pour 
inscription : ^ 

Van 4806, le quinzième d'août , jour de Vanniversaire de ta 
naissance de sa majesté IVopolèùn-le-Grand, cette pierre est la pre- 
teière qui a été posée 1 Le ministre de l'intérieur, M. de Champaguy . 

L'arc de triomphe de l'Étoile, commencé sous l'empire, a été 
achevé sous le règne de S. M. Louis-Philippe, qui conçut la grande 
pensée de terminer tous les monuments nationaux , et particulière- 
ment celui auquel nos victoires ont donné un caractère européen. 
U a voulu que ce monument, rendu à sa destination primitive, 
rappelât les capitales et les villes envahies, les champs de bataille 
témoins de nos succès, et transmit à la postérité les gloires mili» 
Uires de la république et de l'empire.. 

Les sommes consacrées à l'érection de Tare de triomphe s'élè- 
vent à 9,654 ,445 fr. 62 c. 

Sous l'empire. ........ -. 5,200,745 fr. 56 c. 

Sous la restauration. . 5,000,778 68 

Sous le règne de Louis-Philippe. ... 5,449,625 58 

Total. . . . 9,05! , 445 fr. 62 c* 

DÉCORATION EXTBBIEÇRE. 



Les deux grandes faces, traversées par la route, regardent} 

• 



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4 

la première , les Tuileries ; la deuxième , le pont de Neuilly ; les 
deux petites (aces regardent : Fane, à droite en Tenant de Paris, la 
campagne de Clichy ; Vautre t à gauche , le côté de Passy et de 
Chàihot; mais, pour s'orienter phis exactement avec les quatre 
points de l'horizon et par kraécessité déclasser les tbéâtresde guerre, 
il fan t^ placer Test dans le premier massif de droite, le nord , dans 
te deuxième massif de droite, sous la grande vôète; par conséquent 
ta sud .dans le premier massif de gauche y et l'ouest dans le 
deuxième massif du même coté. 

. Chacun de e*s massifs , dans- la partie inférieure des deux gran- 
des laces, présente extérieurement un groupe de sculpture de 
jrande, proportion* (Ce groupe a 44 mètres 70 centimètres (36 
^eds ) de haut, et les figures, 5 mètres 85 centimètres (48 pieds) 
de proportion. v 

Celui de, droite , sur la face du côté des Tuileries i composé et 
exécuté par M. Rude, représente : 

hE départ (4792). 

Le-géniede laguerre pousse lêcrid^lanûeV et du bout du glaive 
qu'il tient étendu montre le lieu où l'ennemi doit être rencontré 
-vaincu. . ■ . 

Au* arma*, citoyeip} fermez vos bataillon*; 
. Marchai 

\A figuré qui occupé le imlieu do groupe représente un chef 
qui agite son casque pour attirer à lui les guerriers citoyens. Un 
jeune homme se serre contre toi, fier dé la confiance que lui té- 
moigne le chef, en lui passant le bras sur l'épaule et en l'entraînant 
avec lui ; à droite du spectateur, un homme sur le retour de Page a 
déjà tiré l'épée, se débarrasse de son manteau, et se met en marche. 
Derrière cet homme, un vieillard /trop âgé pour prendre une part 
active aux combats, donne des conseils au chef, qui ne les entend 
déjà plus. A gauche , un guerrier assis tend son arc : derrière cet 
archer; 'est un guerrier couvert d'une cotte de mailles, en marche 
comme les autres* mais qui a suspendu son mouvement pour sonner 
de la trompette; derrière et du côté du centre , on aperçoit la tète 
d'un jeune cavalier domptant un cheval. Enfin, au-dessus de .ce 
fWafiQi, aélève to drapeau national. 



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.1 

Le groupe de fauche, au* la même fkee, composé et exécuté par 
M. Cortot, membre de l'Institut , représente 

LBTftïOMPHK (46*0). 

L'Empereur couronné par fa Victoire ; la Renommée publie ses 
hauts faits, l'Histoire les écrit. Les villes vaincues viennent se sou- 
mettre, et des trophées d'armes enlevés à l'ennemi sont suspendus 
à un palmier; plus loin un prisonnier est dans les fers. ' 

Le groupe de droite, sur là face dû côté du pont dé Neuffly, par 
M. Étex, représente : 

>>t lA US18TAfi€ES'(4ê44). 

Un jeune guerrie* 4f fttod «oa paya erofcrtri per renne» ; d'un 
côté son père blessé embrasée les genoux, *t-fiend»e Mut l'arrêter, 
elle tient un enfant tu&dans ses bras. Derrière; en oayaher blessé; 
mertettefe&ent tombidefcberal ; au-dessus le génie rie l'avenir ,pla-. 
mot sur 4»/ groupe, encourage le jeume btfome à résister ei à 
tombattre./ 

Enfin le groupe de gauche/ sur la méihe lace, par le même, 
représente : ' ^ ^ 

la paix (1815). ; \ ; ' 

Un guerrier remet répée' dans le fourreau ; à gauche une femrnV 
tient sur ses. genoux son enfant qu'elk; caresse.; un autre enfant 
«'appuie sur-elle en lisant. À droite est une £gure d'homme occupé 
à un soc de charrue ; entouré de tyé ; (Jêrri^re K un soldat labou- 
reur qui , rentré dans Ses foyeft, dornptë un taureau qa'il veut re- 
mettre à la cbarieneu Au-dessus , Minerve , couronnée de lauriers, 
tenant d'une main sa lance, veille à l'ordre; dé l'autre, elle pro- 
tégé l'olivier. '/ . .. ,. v % 

Entre l'imposte du grand arc et l'entablement sont placés deux 
bas-reliefs Sur dhacune des grandes feces, et un autre sur chacune 
des faces latérales. . 

Le bas-relief de droit* f sur la Tace du côté des. Tuileries,, par 
M. Lemaire, représenté les funérailles du général Marceau, tué à 
Upsçhsteinball, le f9 septembre 1796. ( . - 

Marceau, atteint d'une balle par un chasseur tyrolien; ne put 

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G 
être emporté du champ de bataille. L'archiduc Charles le fit en 
tourer de soins; mais il expira bientôt. 

, L'armée autrichienne s'unit à l'armée française pour lui rendra 
les derniers devoirs ; il fut enseveli au bruit de leur douMe artil- 
lerie. 

Le bas-relief de gauche sur la même face, par M. Seurre aîné, 
représente la bataille d' Aboutir ( 24 juillet 4709). 

Un aide-de-camp amène au générât Bonaparte Mustapha , pa- 
cha de Rom^lie, généralissime des forces ottomanes, fait prisonnier 
par Murât. 

Le bas-rèlief de droite sur la face du côté du pont de Neùiily, par 
M. Feuchère, représente le passage du pontd'Arcole (5 novembre 

Bonaparte , s'apercevant des inutile» efforts des troupes pour re- 
pousser les Autrichiens* saisit un drapeau, se: jette eu, avant du 
pont maigri les boulets et la mitraille, et arrive ainsi suivi de ses 
braves jusqu'à |a bouche des canons ennemis. Muiroû, colonel ai- 
de-de-camp def Bonaparte, se place devant lui pour le protéger, et 
tombe à ses piedfc blessé d'un coup mortel. 

Le bas-relief à gauche sur la même face, par M. Chaponnière (4 ) 
représente la prise d'Alexandrie (2 juillet 4798). 

Kléber et ses bravés ont atteint le sommet des remparts d'A- 
lexandrie ; Kléber, blessé à la tête* y porté la main droite ; de l'au- 
tre montrant l'ennemi, appelle les Français à le suivre ; un so!dat % 
se prépare à enfoncer sa baïonnette dans là poitrine du Turc qui a 
blessé le général : un jeune Égyptien nu s'élance sur le grenadier, 
tandis qu'un musulman veut retenir le fusil, et tombe percé lui- 
même d'un autre coup de baïonnette ; derrière Kléber est 1 le porte- 
drapeau; on distingue un soldat qui déchire sa cartouche, un autre 
qui pose le pied sur le rempart, puis un autre qui fait signe à ses 
camarades, d'accourir. 

Le bas-relief de. la face latérale de' droite , par M, Geclher , re- 
présente la bataille d' Austerlitz ( 4 décembre 4 805 ) . 



(I) Ce jeune artiste , qui donnait les plus belles espérances , est mort 
après avoir terminé ce travail. 



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La bataille est engagée, Napoléon arrête la garde; l'infanterie 
française se précipite à la baïonnette sur les Russes et les Autri- 
chiens : le général Friand s'est emparé d'un fusil et donne l'exem- 
ple en renversant tout ce qui s'oppose à sa marche ; l'ennemi, re- 
foulé sur l'étang de Sokolnitz , se défend avec opiniâtreté ; l'artil- 
lerie de la garde , dont on voit à droite une batterie^ multiplie ses 
ravages; la glace s'entr'ouvre, et la cavalerie et l'infanterie russes 
disparaissent; quelques soldats -cherchent à se sauver en é'accro- 
chant l'un- à l'autre. 

Le bas-relief de la face latérale de gauche, par M. Marochetti, 
représente Ja bataille de Jemmapes (6 novembre \ 792). , 

Dumouriez, général en chef, suivi de son état-major, des mare- 
chaux de camp Ferrand, Sténebosse, Rosières, Bloisièrçs, etc., 
anime l'ardeur de ses troupes arrêtées un instant par les obstacles 
qu'oppose la Jnrtet position des Autrichiens. 

A gauche )e colonel Thouvenot s'élance pour attaquer le flanc, 
droit de l'ennemi. 

Le général Drouet a la jambe cassée d'un coup de feu, et reçoit 
les secours d'un officier d'ambulance. 

Parmi les généraux qui s'avancent avec Dumouriez, on remar- 
que M. le due de Chartres, à qui Dumouriez confia le commande- 
ment du centre; U rallia les colonnes ébranlées, et enleva le deuxième 
étage des redoutes ennemies. 

Vers' la droite un officier supérieur autrichien est fait prisonnier* 
Le premier bataillon de Paris reçoit vigoureusement un corps de 
cavalerie venant soutenir la gauche de l'ennemi, qui opéra sa rer 
traite en grand désordre. i 

Les trois villages indiqués sont lernmapes, Cuesmes et Berihai- 
rnont. Clairfayt occupait Jemmapes et Cuesmes, Beaulieu campait 
au-dessus de Bermaimont. 

/Voir le Moniteur du 40 novembre 4702). . 

Les Renommées placées dans les quatre tympans des deux grands 
arcs sont composées et exécutées par M. Pradier, membre de l'In- 
stitut. 

Dans la frise du grand entablement règne au pourtour du mo- 
nument un ba*>relief représentant, sur la face de Paris et la moitié 
des laces latérales, le Départ des armées', au milieu les représentants 
du peuple, devant l'autel de la patrie» distribuent des drapeaux 



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aux chefs des différents corps des armées du Nord et du Midi ; à 
droite et à gauche les troupes se mettent en marché. Sot M face 
de NeuÙly et l'antre moitié des faces latérales, est reprësenté ïe 
Reiùur des armée?, la France régénérée, accompagnée par la Pros- 
périté et F Abondance, distribue des couronnes aux chef* des air* 
niées ; à droite etâ'gatrche les troupes ramènent avec elles les nw- 
, numents fruit de leurs conquêtes. 

La composition et' inexécution de Cette frise a été divisée en six 
parties et confiée à six artistes. 

Le milieu de la face du côté de Paris a été exécuté par 
M. Brun; r . * > 

La partie â droite, par M. Laitié ; celle à gatiche, patM. Jacquot; 
le milieu de la face, côté de Paris, par M, Càittouétte ; 

La partie à droite , par M. Senrre aîné \ "" 

La partie à gauche, par M. Rude. 

Sur les boucliers placés dans la hauteur de l'attique figurent 
trente noms de victoires, choisies parmi celles qui ont te phis influé 
sur les destinées de la France: 

VALMY . — JEMMAPES. — FLfeÙRUS. — MtfNTENOTTE. 

— LODI - CASTIGLÏÔNE. — ARCOLE. — RIVOLI. *- 
- PYRAMIDES. — ABOUKÏR. ~ ALKMAER. — ZURICH. — 

HÉLIOPOLIS. — MARENGO. -<- HOHENLÏNDE^. — ULM. 

— AUSTERLITZ - IENA. — FRIEDLAND. '— SOMO» 
SIERRA. — ESLWG — WAGRÀM. —LA MOSKOVTA» — 
-LCÎZEN. - BAUTZÉN. — DRESDE.— tfANAtf.— MONT- 
MIRAIL. — MONTEREAU. — LlGttY. 

Au commencement de la guerre, et dans le plus fort de là ré- 
volution, l'armée prussienne, entrée en France et raenaçtont-tiéjà 
la capitale, fut arrêtée en Champagne par la manoeuvre habile du 
-vatmy, général Dumôuriez, près le défilé de la fofêît d'Argoimè. Le 
ieseptembiet799. ^ scptein b re 479^ date de la fondation de la république, à la- 
quelle se rattachait le calendrier de cette époque, le roi de Crusse 
et le duc de Brunswick attaquèrent sans succès la position qu'occu- 
pait le général Kellermann aux moulins de Valmy, en avant de 
Ghâlons. Valmy ne fût pas une grande victoft*; mais ce fut une 
des journées les plus Importantes de ta guerre, parce qu'elle re- 
poussa l'invasion au moment on une prebiièredefaite poutàft déci- 
der sans rt tour du sort de la France. 



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Vahny apprk «uw Français mexpérimentesqu'us pouvaient n'être 
pas vaincus. Jémmajms leur apprit qu'ils pouvaient vaincre des 
ennemis 'aguerris. Après avoir battu tes Autrichiens, Dumouriez 
fit la conquête de la Belgique. 

Malgré les revers qui suivirent, ce fat là te germe de nos succès 
postérieurs. Ftewrus en Ait 1e fruit après deux ans d'apprentissage. 
JLa bataille de Fleuras de Joarêa» se|ra immortelle; elle a donné 
l'impulsion à toute* les victoires de la république. 

En 4796, continence la série brillante des victoires du général 
Bonaparte ; il cqptibat successivement toutes tes armées que l'Au- 
triche envoie pour fui disputer la conquête de l'Italie, à Monienotte^ 
a JLodiy à Atvtle; U dote le général Aagereau dû nom de la ba- 
taille de QasligHone , et le général Masséna du nom de celle de 
Rivoli, noms qui encore aujourd'hui entourent de près k statue 
de l'empereur Napoléon sur la colonne de la place Vendôme. 

Le jeune conquérant de l'Italie , transporté en Egypte^ remporte 
«or les inameloueks la victoire des Pyramides i en présence et sous 
l'inspiration du plus ancien monument die l'univers, 

H avait vu sa flotté détruite par Nelson au combat naval d'Apou- 
ktor; i! vfftgeà cet affront par une. victoire sur terre, gagnée 
contre l'armée turque qui était venue débarquer sur les mêmes 
rivages. ' 

La seconde «oafitiofc avait compromis de nouveau la destinée de 
la France. . 4 ; 

Les Russes v prenant la place des Prussiens > s'unissaient contre 
nous an* Anglais en- Hollande, aux Autrichiens en Suisse, et en 
Italie. Lé général Brune bat le duc d'York à Alkmaçr> et fait aut 
Rosses sept mille prisonniers , que plus tard le premier consul 
renvoya sàtoè rançén et habillés à l'empereur Paal 4% trait ^ha- 
bile politique-, qui servît alors les intérêt» de la France. 

Nous avionsététixpulsjés dé toute l'Italie** l'exemption o> Gènes. 
Les. Autrichiens et lés Rtftsm , arrivés au cgmh-4* là Puisse , mena- 
çaient Lyon et la France. Masséna , av«c autabtde vigueur, et d'ha- 
bileté que Dutnourie* en 47*2 , saisit l'instant où les 4:utrichjeus 
fotat un mouvement v**s le Bas-Rhin , et -ou âmtnrovr accourt 
d'Italie par le SaitH-Gothard. Il attaque farinée «anémie à Zurich 
avant qu'elle- ait pu se réunir, la détoit complétctiwnt ^ man$$ en- 
sùfte au-devant de Sàftvah)* , et le force à {air en déroute. I* ego- 
Htion est rompue; aprts cet eehee 1e général russe montent 
traverse PAllensagUé, et retourne eu Rusde. 



Jeinmapes, 
6 novembre 1792. 



Fleuras 
26 juin 1794. 



Moritenotte. 
10 avril 1796. 

Lodi, 

11 mai 1796. 

Castiglione, 

5 juillet «798. 

Arcole, " 

8 novembre 1796. 

Rivoli, 

13 janvier 1797. 

Pyramides, 
20 juillet 179S. 



Aboutir, 
24 juillet I?»., 



AHcârtiàer*' 
b octobre 1799. 



Zuricb , 
26 aeptembr 91799. 



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29man48C0. 



( *0 

Mm^iï'A Auprintemps de 4800, les Turcs, profitant du départ du géne- 
****** rai en chef Bonaparte , renouvellent leur tentative pour reprendre 

l'Egypte. Le grand-visir par la Syrie arrive à Hèliopolis et propose 
à Kléber de Capituler. Celui-ci met à Tordre désarmée sa fameuse 
proclamation : Soldats, à une telle insulte, on ne répond que par la 
victoire. Il attaque et bat complètement l'armée turque. Peu de 
temps après il meurt assassiné au Caire. 

i/kSfl^M» Placé à la lête du 8 ouvcrnement P 8 * 1 * r ^olatiottdu 48 brumaire, 
Bonaparte, premier «consul , s'occupe "tout de suite des armées et de. 
l'Italie, Il charge Màsséna de défendre Gênes, Suehet de défendre 
le pont du Var , et A là tête de l'armée tlë réserve il passe, le 
Saint-Bernard, entre à Milan, et poursuit fe général autrichien 
Mêlas, qui s'enfonçait dan* les Alpes maritimes, rêvant la con- 
quête de la Provence! Il l'atteint à Marengoet lui livre, bataille : 
Desaix arrivant d'Egypte est tué ; une victoire longtemps disputée 
couronne les armées française». Mêlas / réduit à capituler en rase 
campagne, se retire derrière i'Adig* avec, son armée ♦ abandon- 
nant vingt-deux places de guerre if et toute la Lombardie. 
Hobeniinden , A la fin de la même année f800 , Moreau termine sa belle cam- 

s décembre 4800. p agne d u Rhin , ou plutôt du Danube , par la victoire d'Hohenlin- 
den, Il entre en Autriche , jet porte son armée victorieuse jusquï 
Stèyer , presqu'aux portpsde Vienne. Ce résultat amena les négn- 
; dations de LunéviHëet ensuite la paix d'Amiens. , ■ 

utm, Le premier consul, devenu empereur des Français., avait 

rassemblé une armée an camp de Boulogne, pour menacer T Angle- 
terre d'une descente ^lorsque T Autriche , entraînée avec la Russie 
dans une troisième coalition > (ait marcher son armée vers. Je Rhin. 
Malgré la saison et les distances, les troupes françaises quittent 
leurs camps sur la côte , franchissent, rapidement l'intervalle , pas- 
sent la frontière , et s'avancent en Allemagne au-devant de l'armée 
autrichienne; que Mack concentrait dans Ulm. Enveloppée et battue 
sur toupies points, elle met bas les armes. 
Aasteriftz, Les Français de là se mettent, en marche sur .l'Autriche,' tra- 

2 décembre isos. ^^ut Munich, Vienne, le Danube., arrivent^ en Moravie, et 
livrent bataille aux Russes et aux Autrichiens réunis à AusierlUz, 
sous le commandement desoçnx em^ews.Fran^gjet Alexandre. 
Après la plus éclatante victoire, l'empereur Napoléon reçoit $ son 
bivouac l'empereur François (dont il devait plus tard devenir le 
geridre), lui accorde la paix, et consent à. laisser se retirer par 
étapes l'armée russe* Lise termina la troisième coalition. , 



17 octobre 4805. 



J 



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i 



Il 

Mai* la quatrième suivit de près ; au moment où les amies ak îéna, 

laient décider de la fortune à Austerlitz , un envoyé de la Prose l4 octobw IW8 " 
était venu exposer au nom de son gouvernement des prétentions 
inopportunes. Ces prétentions , redevenue* presque menaçantes au 
printemps suivant , décident l'empereur Napoléon à rentrer en 
campagne contre là Prusse avant la jonction des Russes , qui ar- 
rivaient encore au secours de leur allié. Son armée , répandue «a 
Allemagne , et rassemblée- en peu de jours , traverse te Thuringe, 
se porte au-delà de la Saale , et attaque à la lois l'armée ennemie 
Mena , où commande le prince de Hohenlohe; et à Awerstedt , «où ' 

commandaient en personne le roi de Prusse et leduc de Brunswick. 
Une double victoire met toute la Prusse à la disposition de Napo- 
léon. Le due de Brunswick , le même qui , quinze ans avant, avait 
inenaeé Paris ei échoué' à Valmy, fut blessé mortellement dans 
cette journée; il eut les deux yeux crevés, par une balle. Le maré- 
chal Davoust a depuis été créé duc <F Awerstedt , nom par lequel • 
cette bataille est appelée en Allemagne. 

La campagne de 4 806 , prolongée en Pologne pendant tout l'hi- -JW^piL 

ver , se termina* en 4807 sur les limites de la Prusse orientale , à 

Friedland , où les armées prussienne et russe furent vaincues , ee 

qui amena la fin de la; quatrième coalition et la paix de Tilsitt , 

snivie peu après des conférences d'Erfurth. ■' , 

L'Empereur avait entrepris la conquête de l'Espagne; mais il A Somo-sïera, 
* -e • * w • .. j i- / * , 30 novembre ttOI. 

y rencontra une résistante inattendue; Comptant sur son accord 

avec Alexandre , il retira de l'Allemagne une partie de ses vieilles 
troupes, les envoya au-delà des Pyrénées , battit on dispersa les 
corps espagnols, et, se; mettant lui-même à la (été de son armée 
principale , marcha sujr la Castille et sur Madrid dans Fhiver 
de 4806. Au passage des montagnes du Guadarama , le défilé de 
Somo-Siéra fortement retranché semblait devoir arrêter la marche* 
Plutôt que de montrer la moindre hésitation, il attaqua isans at- 
tendre son infanterie, et lança sur la glace, et les escarpements 
l'intrépide' cavalerie polonaise , qui franchit tous Iesjobstades. L'em- 
pereur , peu de jours aprè», entra dans Madrid. Presque aussitôt, 
informé de la marche d'une année anglaise r il se met en mouve- 
ment pour la combattre, lorsqu'il reçut à Benavente la nouvelle . , 

que l'Autriche , excitée par l'Angleterre, et croyant le moment fa* 
Yorable , faisait les préparatifs d'ûpé cinquième coalition. 

Il revint immédiatement en France, et de là en Allemagne, où il EsHng, 
arrêta d'abord à Eckmûlh le premier effort de l'armée àutri* »n»i«am 



i 



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Wagram. 
6 Juillet 4809. 



LaMoskowa. 



12 
chienne et k rejeta soi. la rive gauche du Danube. Il marcha en- 
suite sur Vienne, s'y établit , et fit les préparâtes iti passage de 
ce fleuve en face du prince Charles , qui commandait l'armée- en- 
nemie; U S8 mai 4809, à Esiing, les Français occupèrent là ifve 
gauche ; mais une crue subite des eaux ne nous permit pas de con- 
server la position. Le maréchal Lannes lut blessé è mort. L'année 
se concentra dans File de Lobttu, Elle avança "de nouveau le 
5 juillet , sur le champ» de bataille de Wuqr&tn , que malgré ions 
tes efforts l'armée autrichienne fat obligée d'anattxtônâer. Les 
noms 1 d'Est jng , de Lobeau , de Wàgrum , devinrent des Vitres pour 
te mwéchaf Masséna, pour le général Mofctotl, potfr le prince 
Berthier. La guerre fut suivie àtn traité de paix et 4u mariage 
-dé l'archiduchesse Marte-Louise avec fàinpereûr Napoléon , d\>a 
«at né l*Toi de Rome, mort en 4#à®. , • 

En 4812, l'Espagne , après beaucoup de viefsstttides, pétant en 
7 septembre «si2. g ran de partie souimse , et r empereur Alexandre «'étant rapproché 
de la politique anglaise ; Napoléon , aidé de liante autrichienne 
et prussienne, porta la guette ewRnssfe, traversa la Pologne , 
.Wilna , Smoteœfc:, et marcha sur Mofrfctow. 6n avant de cette capi- 
tale , l'armée russe y gui jusque-là n'avait lait que céder le terrain , 
se réunit, pour livrer bataille à Mozatsfc r sur les bàrds de la 4 Mos- 
kowa. Elle fut vaincue après une lutte des plus acWnéeft. Notre 
année entra daps Mbskoit v dont leNfeu dévora lât ptas grande far- 
lie. Après quelcnie séjour , «lié reprit la route de Wftna ètde V as- 
sortie, ftais-surprisepar -Fhivèr le pliis rigtftfceux, elle pérît près- 
^entièrement pat le froid ,1a feifl* et leaMgties , phifrtjuie par !è 
fer d* rcimetai, daùi cette longue marche ou les hommes et les che> 
vauk succombaient souvent sans résistance Pour réparer Ce grand 
desastre , r empereuE était *e venu éh France , avait fait' *un appel au 
courage delà nation; «t, parvenu à rassembler encovenne armée 
jeune/ mais pleine d'ardeur * â la conduisit , an cotomebcétneilfc 
de 1815 , avec 4ès:de%rié de. la grande armée , à la rencontre des 
Rosses, qiri, reitôri&desfrrisW^ Allemagne 

Sur le «hamp xfe bataitife de Luttèn , &kw*ré .|faV fci Victoire A la 
mect du grand Gustave, il ressaisit la fortuné, poursuit avec ri- 
gueur «es succès , attaque et défeit de nouveau à Bamtztn llahmée 
ertieaûe en retraite, h suit jftsqu'en SWtievet làÈO'ftclut un at- 
mistice qui atiait rendre la pai» passible. 

Jlaiadaiisle même temps,!' Autriche se «««ttoit-dtepfOBêé à ren- 
trer dans ! -union de sel ancien* alliés. ttfiapoJëôà ,«n ttwràe traiter, 



Lutzen , 
2 mai 1815. 

Bautreq, 
20 mai «M 3. 



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13 
rompt avec son beau-père , et se voit réduit à combattre seul -contre 
trois armées. Attaqué dans Dresde , il fait d'habiles dispositions , 
et par son génie et son audace il reste encore maître du cnamp de 
balaiUe. Moreau est tué dans les rangs de l'armée russe. Nos 
troupes poursuivent l'ennemi , et te refoulent en Bàhême. Ce fut 
notre dernière victoire. - ' -»\ 

La perte de la batailtede Leipsik, an mois d'octobre saf vant, met 
un terme à cette latte, devenue trop inégale par l'accession des Sué- 
dois à la coalition, et par l'abandon de nos derniers alliés, qui tour- 
nèrent leurs armes contre nous. L'armée française n'eut plus d'au- 
tre parti que de venir sur le Rhin , pour protéger le territoire de 
la patrie contre l'invasion. A, Hanau, les Bavarois nous attendirent 
dans un défilé pour nous~intercepter le passage. L'armée les cul- 
buta, et, continuant sa marche, repassa la frontière, ' 

4814 fut la fin de nos triomphes et dé l*emplre. Avec les restes 
de l'armée et de la garde impériale, Napoléon vaincu défendit en- 
core le tiœur de la France envahie, fit trembler et reculer les vain- 
queurs $ Montmirail et à Monter eau. Mais pendant qu'il manœu- 
vrait d'un po'nt à l'atitrecte la circonférence pour flaire fane partout, 
l'ennemi se porte au centra, et pénètre dans Paris. L'Empereur 
abdique à Fontainebleau. v 

L'année suivante, ramené par la fortune," il tente mi dernier 
effort , qui aboutit à la catastrophe de Waterloo, mais qu'honoré 
du moins la valeur de* soldat ', et le Idceèt obtenu la veille sur (es 
Prussiens à' Ligny , pr^ès ée ce champ4e bataille de Fleuras, iltatré 
plusieurs fois par nos victoires , dans l'ancien comme dans le non-" 
veaa régime. . * " .''•'- 

Les tympans des petits arcs des feeés latérales présentent Tinlm. 
terie et la cavalerie. L'infanterie est exécutée par M. Bra. 

A gauche est le grenadier enveloppé dan&un drapeau surmonté 
de l'aigle impériale ; d'une main il tient 'son arme pi) repos , de l'air- 
tre il élève tme brandie de chêne v 

A droite est le chasseur tenant soi* arme serrée contre lui; ii 
semble menacer quiconque tenterait de la lui ravir , ainsi que le 
cbéné de victoire qu'il a noblement conquis; 

Celui de la faée latérale de gauche, représentant la cavalerie» est 
exécuté par M. Valois;; 

La figure de gauche représente la grosse cavalerie par un cara* 
binier défendant son* guidon. La figure 4e droite représente la ca* 
valerie légère, par un lancier saisissant ses armes. 



Hanau , 
30 octobre 4843. 



Montmirail . 
44 février 4814. 



Montpreau, 
IS février 1844. 



Ligny, 
46 juin 18 3 



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44 
DÉCOftAÏTON INTÉRIEURE. 

Les tympans de» petits arcs, sous la grande voûte , représentent 
rartillerieMBt la marine; l'artillerie est exécutée par M. de Bay. 

La, figure de gauche représente la grosse artillerie; elle tient 
«Tune main un drapeau» et de l'autre une couronne civique. Celle 
de droite représente l'artillerie légère; elle tient d'une main un 
plan et un compas , et de l'autre la bride de son cheval; 

La marine est exécutée par M. Seurre jeune. 

A gauche est le matelot , à droite est le soldat de marine ; les 
attributs et armes qui entourent ces figures ont rapport à cbaenne 
d'elles. 

Ces deux derniers sujets , avec les deux précédents, rappellent 

les quatre grandes divisious.de l'armée. J 

i 

INSCRIPTIONS. 

L'ensemble de ces ornements historiques qui décorent Tare de 
triomphe a été, autant que la chose était possible ^ classé chronolo- 
giquement et géogràphiquement dans un ordre que des explications 
de détail peuvent seules faire saisir, tel est le but d& la notice 
suivante. 

Trente victoires seulement avaient pu figurer dans la décoration 
extérieure de l'arc de triomphe. Cependant un grand pombre de 
batailles , de combats et de sièges mémorables ont dû encore trouver 
place, pour que le monument devint un faisceau complet de notre 
gloire militaire. C'est à quoi ont été consacrés les emplacements 
libres dans l'intérieur de la grande et de la petite voûte.. La liste de 
ees noms aurait pu être grossie de beaucoup d'autres , en recher- 
chant dans les rapports et bulletins tous les lieux marques par des 
combats , tantôt heureux, tantôt malheureux, oà la valeur française 
s'est signalée. Mais le trop grand nombre était un obstacle dans un 
espace limité ; on a choisi les plus saillants , au nombre de 96 ; et 
quant aux défaites ou retraites même glorieuses, on ne pouvait les 
Inscrire sur un arc de triomphe ; elles sont du domaine de i'nistoire. 

On a divisé la nomenclature en quatre parties, correspondant 
aux théâtres de guerre du Nord , de l'Est , du Sud , et de l'Ouest ; 
et en suivant à peu près un ordre de matières et de dates , on a 
classé comme il suit cette longue série d'actions de guerre. 



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45 



MASSIFS SOUS LA VOUTE. 



NORD. 

LILLE. 

HONDSCHOOTE. 

WATTIGNIES. 

ARLON. * 

COURTRAY. 

TOURCOING. 

ALDENHOVEN. 

HiKSTRlGHT. 

WEISSEMBOURG. 

LANDAU. 

RHJWIED. . 

RASTAOT. 

ETLINGEN. 

NERESHEIM. 

BAMBERG. 

AilBERG. 

FRIEDBERG. 

BIBERACH. 

ALTENK1KCHEN. 

SCHUENGEN. 

KBHL. 

ESGKN/ 

MOESKIRCH. 

U0C11STETT. 



EST. 

WERTltfGEN. 

GUNTZBOCRG, 

ELCHINGEN. 

UlERNSTKIN. 

HOLLABRUNN. 

SAALFELD. 

HALL. 

PRENTZLOW. 

LUBECK. 

PULTUSK. 

BVLAU. 

OSTROtENKA. 

DANTZ1G. 

HEILSBERG. 

LANDSHUT. 

ECKMULH. 

RATISBOfOIE. 

RAAB. 

MOHILEW. 

SMOLKNSKO. 

VALONT1NA. 

POLOTSK. 

KRASNOB. 

^urshrn: 



SUD. 



LOANO. 

MILLESIMO. 

DEGO. 

MdNDOVI. 

ROVEREDO. 

BASSANO. 

SAINT-GEORGES. 

MARTOUE. 

TAGLIAMENTO. 

SEOIMAN. 

MONT^THABOR. 

CHEBREIS3E. 

BASSIGNANO. 

SAN-GIULIANO. 

DIETIKON. 

MUTTATHAL. 

GENES. 

LE VAR. 

MONTEBELLO. 

LE MINCIO. 

CALMER O. 

CASTEL-FRAJVCO 

RAGUSE. 

GAETB. 



OUEST. 

LE BASTAN. 

tfi BOULON. 

BURGOS. 

ESP1NOSA. 

TUOELA. 

UCLEZ. 

LA CO ROGNE. 

SAJRAAGOSSE. 

VALLS. 

MEDBLIN. 

MARIA-BELCRITE 

ALHONACIO. 

OCANA. 

ALBADETORMÉS 

VfQUB. 

LEHIDA. 

CIUDAD-RODRIGO 

ALMBIDA. 

TORTOSB. 

GEBORA. 

BADAJOZ. 

TARRAGÔNE. 

SAGONTE. 

VALENCE. 



NORD. 



C'est principalement à la frontière du Nord que la guerre de 
la révolution a commencé. Avant la bataille de Jemmapes, les 
Autrichiens entrèrent sur notre territoire et vinrent bombarder 
Lille. L'archidncbesse Marte-Christine) gouvernante des Pays- 
Bas, excitait les assiégeants paï sa présence. La garnison et les 
habitants résistèrent avec enthousiasme , etle siège fut levé. 

L'année suivante, le duc d'York, à le tète des Anglais et des 
Hanovriens , près de Dunkerque , fût battu à Hondschoote par le 
général Bouchard qui, cependant , périt peu àprèasur l'échafaud, 
sous prétexté qu'if aurait pu compléter davantage sa victoire. 
Jourdan et Hoche étaient adjudants-généraux dans son armée. 

Jourdan , devenu général en chef, tenta à plusieurs reprises.de 
repousser du territoire de la république l'armée du prince de 
Gobourg, qui s'était emparé de nos places frontières ; il obUnt.un 
succès décisif à Wattignies^ dégagea Maubeuge et fit repasser la 
Sambre aux ennemis. . 

L'armée des Ardennes s'empara à'Arlon dans le pays de Luxem- 
bourg, et dans la Flandre l'armée du Nord combattit avec gloire 
les Autrichiens et les Anglais è Ceitrfcpi et à Tourcoing. 



Lille, 
octobre f 792. 



Homiscboote, 
S septembre 4793 



Watlignieê , 
15 octobre 1795. 



Arlon , 
IS avrU 1794. 
Conrtray* 
10 mai 4794. 
Tourcoing, 
IS tuai 17V4. 



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16 

Aidenhoven . Ce fut alors que Jourdau, réunissant ses forces contre l'armée 
2 octobre I7»4. qui MsW g 8É i t Charieroi , gagna la bataille de Fleuras , qui délivra 
notre territoire et la Belgique, Il marcha sur Aix-la-Chapelle, bat- 
tit encore les Autrichiens à Aldenhoven, et les rejeta au-delà do 
Rhin. , 

Haestricht. L'armée du Nord entra «n Hollande et prit la flotte sur les gia- 

4 novembre 1794. ces;iC £ llede Sambre-et-Mease s'établit à Cologne et à Coblèntz., 

et réduisit la placede Maéstriehi, 
weissembourg. L'armée du Rhin , sous Custine , avait , après la première retraité 
86 décembre «793. ^ r^ssiens , occupé Mayenee et Francfort. Nos revers ramené- 
Landau , rent les Prussiens en Afcace; ils assiégèrent Landau. Hoche; arrivé 
27 décembre «795. rapidement au commandement en chef, fut chargé de le* attaquera 
la tête des armées réunies du Rhin et de la Moselle. Il fut vainqueur 
dan* les lignes, de Weissembourg , la place fut délivrée. Hoche, 
illustré depuis par sa pacification de la Vendée, commanda plus 
tard Tannée de Sambre-et -Meuse, et remporta une victoire si- 
gnalée sur les Autrichiens, en passant le Rhin de vive forée à 
Neuwied Neuwied. Ce jeune général mourut peu apçès à la fleur de l'âge, 
«s avril «797. Un monument lui fut érigé par son armée près de Neuwied , où on 
le voit encore respecté sur le territoire ennemi, 
tuutadt , La campagne de 4796 fut fameuse par les succès de Jourdan et 

5 KiuSen?" deMorea» en Allemagne , par les revers ^ui les en chassèrent, 
joiuet «m et par la briHante retraite de l'armée du Rbù*. Pédant que Mo- 
«2aoûl LI79& *eau battait tannée ennemie * lUsto* , à EtUngen, à Nereskeim, 
flStoîm WrieiBurg , Jourdan pénétrait v^nquenr àBom*erg\et 4 ïmberg. 
Amberg, ' Mais le prinee Charles, se jetant entre les deux armées, fait reculer 
2 Fr a £dNrf?: celle de Sambre-ek-Meuse , la défait à Wnrtzbourg, la poursuit à 
^Serach' ilieiifciwfcfii ( où nous avions vainqu peu auparavant et où périt 
2octob?e C «796. Marceau}, et la force à repasser le Rniti. Moreau, qui était arrivé 
A 4 iSS r «7%! ' «n Bavière , se voit obligé de reculer aussi : il se retire en bon or- 
schiiengei»^ ^ ? & retourne, quand l'ennemi le serre de trop près, à Biberash, 
Kehï, et le bat à son tour- Il renouvelle le même coup de vigueur à 
décembre 1796. Sc j l ^ &li g 0n . repasse le Rhin tranquillement et va couvrirai, 
qui soutient un siège de deux mois. Les renforts.destinés à l'armée 
autrichienne d'Italie, retardés par éefle défense opiniâtre, lais- 
taient te tempe au général Bonaparte de gagner la bataille d'Arcole. 
«nt«n , La campagnç de 4800 offrit au général Moreau l'occasion d'ajou- 

s mai »soo. ^ dc j^^,, triomphes à ceux qu'il avait déjà obtenus «m Allema- 
gne,, Ayant remplacé le général Màsséna dans le commandement 
de l'armée d'Helvétie , il n*M té Rlun , et battit successivement le 



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47 

général Kray à Engen, à Mœskirch, à UochsUdt. Sur ce dernier 
théâtre , célèbre dans l'autre siècle par la victoire d'Eugène et de 
Marlborough sur les Français , il répara l'honneur de nos arniçs. 
Le premier grenadier de l'armée, Latour-d' Auvergne , périt dans 
l'action. Moreau couronne cette campagne par la victoire d'Ho- 
henlinden. 

EST. 



Iloeskireh 
5 mai 1800. 
Hoclwtedt . 
19 juin 1810. 



Le général en chef Bonaparte s'était placé au premier, rang par 
ses campagnes en Italie et en Egypte. L'empereur Napoléon , a la 
tête de la grande armée , se couvrit d'une gloire nouvelle en Aile- 
mague pendant les 5*m*, 4*m« et 5*mc coalitions. En 4805, il 
prélude à la victoire d'Ulm par le combatde Wertingen, où comman- 
dait Murât; par celui de Gunisbwg, on fut tué le jeune colonel 
Lacuée ; par celui d'Elchingen dont le maréchal Ney prit le nom : 
il préluda à celle d' Austerlitz , en battant les Russes à HoUabrunn 
et 4 Dur stem, lieu célèbre anciennement par là prison du roi Ri- 
chard-Cœur-de-Lion , et illustré de nouveau par le courage des 
Français , qui , entourés dans un défilé par des forces triples , en 
sortent vainqueurs sous les ordres du maréchal Mortier. 

En 4800 , à Saalfeld , le prince Louis de Prusse est battu par le 
maréchal Lânnes, et périt dans Faction, trois jours avant la bataille 
d'Iéna. Après la bataillé , tes débris de l'armée prusienne spnt 
défaits et pris à Halle , à Prentzlow, à Lvbeck , par les maréchaux 
SouJt et Ney, Murât et Bernadotte. L'armée entre en Pologne, 
passe la Visttde à Varsovie , et marche à la rencontre des Russes , 
qui, vaincus à Pultusk , se replient sur la Prusse orientale. L'hiver 
n'interrompt point les hostilités. Nous gagnons chèrement les 
champs de bataille d'Eylau, et à'Ostrolenka; Dantzig est assiégé et 
pris par le maréchal Lefebvre , qui reçoit le titre de duc ; et bien- 
tôt après > la journée à'Heilsberg amène celle de Friedlaud. 

En 4809, les Français avec les Bavarois triomphent de l'armée 
autrichienne à Landshut, à Ratisboune, kEckmulh, devenu le nom 
de gloire du maréchal Davoust. A Raab, le prince Eugène, arrivant 
avec l'armée d'Italie, défait les Autrichiens sur la frontière de 
Hongrie , et de là vient prendre son rang de bataille dans la plaine 
de Wagram. 

Dans la campagne de Russie , en 4842, les Français en s'avancent 
vers Mosjkow battent à Mqhilew , sur le Borysthène, et à Polotsk 

S 



Wertingen. 
8 octobre 1805. 



Guntzbourg, ' 
9 octobre 1805. 

Elchingen, 
10 octobre 1805 

Diprstern, 
1 1 novembre «803 
Hollabruou. ' 
15 novembre 1808 



Saalfeld , 
10 octobre 1800. 

Hali« , 
«7 octobre 1800. 

Preutzlow, 
28 octobre 1800. 

Lubeck , 
6 novembre 1806. 

Pultusk, 

26décembie 1806. 

Eyiau, * 

8 février 1807. 

Os ro euka . 

«février 1807. 

UanUig, 

24 mai 1807 

Heilsberg . 

M juin 1807. 

Landsliut 

21 a v ni 1809. 
Eckrnulti , 

22 avril 18e9. 
llatisbonur . 

23 avril 1809. 

Raab, 
14 juin 1809. 



Mohilew. 
21 juillet 1812. 



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48 
sur la Dwina, les corps russes qui étaient sur notre droite et sur 
notre gauche. L'Empereur avec le gros de l'armée marcha sur 
Smolensko et s'en empare , attaque l'armée russe en retraite , et h 
bat à Vàlontina. Le brave général Gudin est tué sur le champ de 
bataille. 

Dans la désastreuse retraite qui suit l'évacuation de Moscow, 

17 novembre i si 2. nos troupes, coupées et harcelées de tous côtés , s'arrêtent à Ara* 

noe , repoussent par un vigoureux effort la poursuite de l'ennemi, 

et reprennent leur marche , pendant que le maréchal Ney , prince 

de la Moskowa , traverse le Borysthène sur la glace. 

En 4815, le succès de l'affaire de Wurschen est acheté parla 
mort du général Duroc , comme celui de Lutzen l'avait été par la 
mort du maréchal Bessière. 



Smoteosko, 
17 août 181 J. 

Valontioa , 
19 août 1812. 

PoloUk, 
la août 1812. 



Kraanoe, 



Wurachfn. 
21 mai 1815. 



SUD. 



Laono, 

S novembre 1795. 

Millesimo . 

44 avril 1796. 

Dégo. 

45 avril 1796. 
if ondovi , 

25 avril 1796. 

Roveredo, 

5 septembre 1796. 

Bassaiio, 
8 septembre 1796, 

Saint-Georges, 

1 1 septembre 1796. 

M antoue , 

50 janvier 1797. 

Tagliamento. 

14 mars 1707. 



Chebreisse, 
16 juillet 1798. 

Sedimaa , 

novembre 4796. 

Mout-Thabor , 

16 avril 4799. 



Bassignano . 
(9 mars 4799 



Dans les premières années la guerre sur la frontière d'Italie n'a- 
vait guère été qu'une défensive politique , ou une faible offensive 
militaire, entremêlée de succès divers peu décisifs; en 4795, le gé- 
néral Schérer donna à l'armée française une attitude meilleure par 
la bataille de Loano, qui prépara la campagne immortelle de 4796. 
Le général en chef Bonaparte , dont les principales victoires sont 
déjà inscrites plus haut , livra une foule de combats brillants à 
Millesimo , à Dègo , à Mondovi dans les Apennins , à Boverdeo et 
à Bassano, dans les montagnes du Tyrol; à Saint-Georges, sous les 
murs de M antoue, qui fut prise avec Wurmser; et enfin au TagHa- 
mento , où les Français passèrent à gué en plein jour cette rivière 
devant l'armée déployée de l'archiduc Charles, qui ne put empê- 
cher leur marche sur la Carinthie et la Styrie ; ils ne furent arrê- 
tés qu'à Leoben par les préliminaires de paix. 

La guerre , momentanément suspendue en Europe , ne ces*a pas 
d'occuper le général Bonaparte en Orient. Après s'être rendu 
maître du Delta par la bataille de Chebreisse , suivie de celles des 
Pyramides , il envoya le général Desaix dans la Haute-Egypte, où 
la bataille ôfrSediman réduisit les mamelouks, et se porta en Syrie, 
ou le général Kléber remporta la victoire du Mont-Thabor. 

La campagne dite de l'an VII , en Italie , nous fut presque' aussi 
funeste qu'avait été glorieuse celle du général Bonaparte. Elle s'ou- 
vrit par unsuccès brillantdu généralDessole àLanfers dans la Haute- 
Vateline ; mais l'armée principale fut battue par Kray sur P Adige , et 



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40 

par Suwarow sur r Adda ; obligée de quitter Milan et le Piémont , 

défaite à Novi , où le général en chef Joubert fut tué ; enfin rejetée 

sur la rivière de Gênes. Heureusement le général Moreau se trouva 

à sa tête dans ces moments critiques. Au premier passage du Pô 

que tentèrent les Russes , il les battit à B assignant) , sous Valence. 

Quand ils marchèrent contre Macdonald, qui arrivait à la Trebbia 

avec notre armée de Naples , il contint à San- Giuliano tt repoussa san-Giuliano, 

le général autrichien Bellegarde débouchant d'Alexandrie pour ^ raa * l799, 

appuyer leur mouvement. 

L'armée de Suisse passa la Limmath à Dietikon, pour marcher Dietikon . 
à Zurich, où l'ennemi fut battu complètement par Masséna, tandis 2h 8e Pt embre 1799. 
que èon lieutenant , le général Soolt , commandant la droite, força 
le passage de la Linth , et culbuta les Autrichiens dans un combat 
où Hotze, leur général , fut tué. 

Aussitôt après, Souwarow, arrivé trop tard au secours de Korza- Mutta-Thai , 

l* r octobre 1799 

kow , poursuivi par Lecourbe , ne pouvant déboucher par le Mutta- 
Thal, contenu sur Glatis par Melitor, ayant perdu chevaux, ar- 
tillerie , bagages et une grande partie de ses hommes, se voit forcé 
de fuiï*, et ne peut s'échapper qu'à travers des précipices et des 

#«<»«"• Gêne., 

La campagne de Marengo, 4800, ne fut possible que parce que mai ,80 °* 

Masséna , dans Gênes, occupait par sa ferme défense une partie des Le var. 

forces autrichiennes, et que Suchet,sur le Var, en attirait une au- mai i80 ° 

tre partie jusqu'au fond des Alpes maritimes. Montebeiio 

Mêlas n'eot pas le temps de rallier toutes ses force» pour faire ,2 ju,n lwo * 
tète au premier Consul , qui, dès le 42 juin le fit attaquer et cul- 
buter à MonteMlo par le maréchal Lannes. , e Minci0 

Les journées de Marengo et de Hohenlinden amenèrent des né- S^EÏ 6 *! ,1 

, ' , , . IlICiIlC JOUI Qli» Mf 

gociationsqui se prolongèrent , et pendant lesquelles les hostilités s nivôse. 
continuèrent encore en Italie, Le général autrichien Bellegarde 
disputa le passage du Mincio au général Brune ; mais il fut forcé 
à Pezzolo et à Monzambano, et l'armée française s'avança jus- 
qu'aux portes de Venise : elle y resta jusqu'à la paix. caldiero. 

Dans l'année 4805, Masséna , en Italie, battit à Caldiero l'ar- 2 novembrc IMS - 
mée autrichienne , et l'empêcha d'arriver à temps au secours de 
l'empereur François , qui, vaincu à Austerlitz , accepta la paix de 
Presbourg. Pendant cette même campagne , un corps autrichien , 
commandé par le prince de Rohan , descendit du Tyrol sur les 
derrières de notre armée, dans la terre ferme de Venise , fut en- 



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Casîel-Frait*. 
3 novembre 1P0.1 

H agu se 
25 mai 184.6. 



Gaëie. 
41 juillet 1 806. 



20 
téuré , attaqué et poursuivi par le générai Gouvion-Sâint-CyT , et 
forcé de se rendre à Castel-Franco. 

Le général Lauriston, qui avait occupé Raguse, y soutint vigou- 
reusement les attaques des Russes et des Monténégrins, et fut dé- 
livré par la marche hardie du général Moiitor. 

L'armée d'Italie pénétra dans le royaume de Naples , dont elle 
s'empara , et prit Gaëte après un siège long et difficile dans lequel 
périt le général du génie Vallongue. 



OUEST. 



le Bastan. 
août 1794. 



LeBoulou 
24 juillet 1791. 



Bnrgos . 
10 novembre 1$0«. 

Kepinoaa , 
If novembre 1 SCS. 

ludela, 

23 novembre 180S. 

Uclez , 

13 janvier 4809. 



La Corogne, 
16 jauvier 1890. 

Sarra gosse, 
21 février 1809. 



Wals , 
21 fétrieilM». 
Médclin, 



Dès Tannée 1793, l'armée des Pyrénées, commandée d'abord 
par le général Servan , fut divisée pour agir en deux corps , l'un 
des Pyrénées-Occidentales, l'autre des Pyrénées-Orientales. Le 
doyen de nos généraux en chef, aujourd'hui maréchal Moncey , 
par une série de combats et de manœvures pénétra en Biscaye et 
en Navarre, et s'empara de la vallée de Bastan, versant des eaux 
qui coulent vers la France , du côté de Perpignan. Le général Du- 
gommier, par la bataille du Bouton , délivra le sol français de 
l'armée espagnole, et, entrant en Catalogne, alla mourir d*un 
éclat d'obus dans la redoute de la Montagne-Noire. Une longue 
paix suivit entre l'Espagne et la France. 

En 4808, les armées françaises rentrèrent en Espagne à la suite 
d'une révolution qui devint guerre nationale , et dans laquelle lés 
Anglais furent auxiliaires contre nous. Après de premiers revers , 
l'empereur envoya du renfort de la grande armée , les 4", 4», 5 e 
et 6 e corps; les maréchaux SouK, Ney, Victor, Lefebvre, Mor- 
tier, son frère Joseph, proclamé r«i d'Espagne, et il vint toi- 
même avec une partie de la garde impériale 

Les armées espagnoles forent battues et dispersées dans toutes 
les provinces , à Burgos, à Espitiosa, à Ttufeb», à Uclt*, à ta Go- 
rogne où te général anglais John Moore fut tué, et son mnoée 
obligée de se rembarquer, après avoir fût couper les jarrets A Uns 
les chevaux. 

Le siège de Sarragosse offrit l'exemple d'une lutte mémorable 
entre l'enthousiasme d'une population énergique et la persévé- 
rance habile d'une armée aguerrie. 

Le général Gouvion-Saint-Cyr à trois, le maréchal Victor à 
Mèdelin, le général Suchet à Maria et à Belchite, défirent les ar- 
mées de la Catalogne, de l'Eslramadure et de P Aragon. 



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21 
Ces armées renaissaient sans cesse après leur défaite, et Tinrent 
de nouveau se faire battre à Almonacid, par le général H. Sébastian i; 
à Ocana, par le maréchal Soult; à Alba de formés, par le général 
Kellermann ; à Vique, par le général Soubam. 

Alors commença une guerre de sièges, qui seule pouvait achever 
la. soumission de ce pays cnuvert de places fortes , et pour laquelle 
l'habileté et la sagesse n'étaient pas moins nécessaires que la valeur 
des soldais. Le maréchal Suchet ouvrit cette série 'le sièges par 
celui de Lerida, autrefois recueil du grand Condé. Masséna, à la 
tête de Tannée de Portugal, prit Ciudad-Rodrigo et Âlmiîda, qui, 
repris plus tard par les Anglais, donna lieu au brillant fait d'armes 
du général Brénier, entouré, assiégé, sommé de capituler, ets'ou- 
vrantun passage la nuit avec sa garnison, à travers toute Tannée 
anglaise, après avoir (ait sauter la place. 

La prise de Tortose par l'armée d'Aragon, et la levée du siège 
de Badajoz, défendu vaillamment par le général Philippon, coïn- 
cidèrent avec la bataille de Gébora, que gagna le 5 e corps, sous les 
ordres du maréchal Mortier. 

Le maréchal Suchet, ayant vaincu et pacifié Y Aragon, se trouva 
en mesure et reçut la mission de se porter avec son armée en Cata- 
logne et à Valence. Le siège de Tarragone rot l'action de guerre 
la plus difficile et la plus glorieuse de ses campagnes, par la défense 
obstinée des Espagnols, qui furent forcés dans cinq assauts; et par 
l'énergie des assiégeants, qui escaladèrent neuf brèches. Les Ita- 
liens, les Polonais, qui combattaient dans nos rangs, se montrèrent 
dignes compagnons des Français. 

Four compléter ces succès, il restait à combattre Biake , que le 
maréchal Suchet avait déjà vaincu en Aragon , et qui venait dé- 
fendre le royaume de Valence avec la dernière armée espagnole. 
Le siège fut mis devant Sagonte , autrefois prise par Annitat au 
commencement de la deuxième guerre Punique. Les Espagnols en 
avaient relevé les vieilles murailles; ils y opposèrent une vive 
résistance : deux assauts écliouèrent ; Biake s'avança avec son 
armée pour délivrer la place ; il perdit la bataille, et Sagonte ca- 
pitula. 

Le maréchal Suchet investit ensuite Valence par une manœuvre 
qui y renferma Blake avec toute son armée; Il pressa les opérations 
du siège , bombarda la ville, et la somma immédiatement. Le 9 
janvier 4813 elle ouvrit ses portes : le général Blake fut tait prison- 



Almonacid . 

1 1 août 1809. • 

Oc.ina, 

18 novembre flfti.9 

AibatleTom <S, 

28 uovrnibre W*J. 

Vique. 

20 févr.er f XI ), 

Lcrida . 

14 m -i <8i0. 

'HtuIfld-UoriiiK'J,, 

10 juillet 4810. 

AlmHfla. 
27 août 1810. 



Tortos« . 
2 janvier mi* 

Badajoz , 
10 mars 1811. 

Gébora . 
19 février 1811. 

TariaRon*», 
28 juin 1811 



Sagonte, 
25 octobre lëll. 



Valence, 
Ohnvicr 1812. 



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22 
nier avec dix-huit mille hommes. Toute l'Espagne, à l'exception 
d Cadix, fut soumise aux armes françaises : cette époque fut celle 
où l'empereur fit les préparatifs de l'expédition de Russie. 

Après nos victoires , Û fallait aussi rappeler les noms de ceux 
qui ont contribué à les remporter. Retracer le plus grand nombre 
possible d'ennemis vaincus et de généraux français vainqueurs , 
c'est entretenir notre population guerrière dans cette idée , que 
quand la guerre éclatera, il sortira de tous les rangs de l'année des 
hommes capables de la conduire à la victoire. Ce travail , soumis 
aux mêmes divisions et subdivisions que le précédent, présente 
trois cent quatre-vingt-quatre noms de généraux en chef et maré- 
chaux, de lieutenants-généraux commandants d'aile ou de corps 
d'armée, de généraux de division, etc., qui se sont fait distinguer 
depuis nos premières campagnes. Dans le nombre se trouvent in- 
scrits à la fin quelques généraux de brigade ou colonels, pris en 
général parmi ceux qui ont péri sur le champ de bataille (I). On 
ne pouvait malheureusement descendre à des grades inférieurs sans 
risquer de se perdre dans un champ où Ton ne trouverait plus de 
borne*. Il faut remarquer d'ailleurs que la plupart de nos chefs 
ont commencé par être sous-officiers et soldats. 

Peut-être citera- l-on quelques noms honorables qui manquent à 
ces listes ; le défaut d'espace a obligé d'en omettre plusieurs; mais 
tous ceux qui y figurent ont mérité d'être admis : lors même qu'ils 
n'ont pas jeté un grand éclat» ils ont un titre incontestable, celui 
d'avoir exercé un commandement, d'avoir conduit au combat les 
défenseurs de la patrie, comme on les appelait alors, dans ces temps 
où le dévouement était aussi difficile que nécessaire. Quand , pour 
récapituler nos victoires , nous en considérons l'origine, c'est 
justice d'honorer ia mémoire de ceux qui guidaient nos armées 
lorsque nous étions encore des conscrits ou des enfants. 

A côté des souvenirs de l'aimée de terre, si longtemps seule 
combattante et victorieuse, on a entremêlé le nom de plusieurs 
marins qui , depuis l'origine de la guerre , ont commandé avec 
honneur nos vaisseaux et nos escadres. 



(4) Pour désigner ceux-ci par uo signe particulier qui loti fit recon- 
naître, oo avait le projet d'accompagner leur nom d'une étoile; niais, faute 
de place, on les a distingués en les souliguant. Dana celle Notice on a 
adopté pour sijjue une étoile. 



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25 

Parmi les généraux français, se lisent quelques noms polonais, 
allemands, italiens, espagnols, etc, ; les étrangers qui ont paru dans 
nos rangs, et dans les premiers grades, ont semblé avoir droit à ce 
souvenir. On Fa consacré, soit comme un nommage à la vérité, 
soit comme une preuve delà sympathie européenne que la France 
a trouvée dans les grandes crises. 

Ces trois cent quatre-vingt-quatre noms sont partagés en quatre 
groupes, de six colonnes chacun, inscrits suivant la division gé- 
nérale, savoir i 

Quatre-vingt-seize à la face intérieure du massif Nord , sous la 
petite voûte; 

Quatre-vingt-seize à la face intérieure du massif Est, sous la petite 
voûte ; 

Quatre-vingt-seize à la fitce intérieure du massif Sud, sous la pe- 
tite voûte; 

Et quatre-vingt-seize à la face intérieure du massif Ouest sous 
petite voûte. 

Au-dessous de ces noms de généraux sont écrits les noms des 
armées que la France a entretenues sur tous les théâtres de guerre. 

( Voir loi ubleaui ci-contre.) 



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28 
▲a-dessus de ces tartes d'inscriptions sont placés quatre bas-re- 
Hefe représentant par des ornements et des figures allégoriques les 
attributs des Victoires du Nord, de l'Est, du Sud, et de l'Ouest. 

NORD , par M. Bosio neveu. 

La ngure principale représente la Victoire du Nord; elle vient 
d'inscrire sur une table des batailles gagnées par des troupes 
françaises, sur les armées autrichiennes, russes et prussiennes. Au- 
près d'elle sont placés des génies guerriers, représentant différents 
corps de l'armée, chargés des dépouilles des ennemis. L'un d'eux a 
suspendu aux trophées conquis des couronnes ; l'autre tient une 
palme,, symbole des récompenses accordées à la valeur. 

EST, par M. Vacher. 

Au centre est placée une ligure représentant la Victoire de l'Est ; 
«lie est entourée de génies militaires et des armes conquises. A 
gauche , un de ces génies veut courir à de nouveaux exploits et 
s'efforce d'entraîner son compagnon, qui veut conserver le pays 
-conquis; te qu'il exprime en plantant son étendard en terre. A 
droite un autre génie, pour rendre justice a son camarade, lui place 
une couronne sur la tête. 

SUD, par M. Gérard. 

Au milieu la Victoire du Sud tient une tablette sur laquelle sont 
inscrites les principales batailles gagnées par les français. A droite, 
des .génies forment un trophée des armes des vaincus; à gauche la 
sculpture immortaiise par son ciseau les traits du grand Napoléon, 
tandis que le génie de la gloire couronne son buste. 

OUEST, par M. Espercieux. 

La figure principale représente la Victoirede l'Ouest ; elle tient 
dans ses mains des branches de lauriers dont elle couvre des génies 
militaires. 

Deux de ces génies soutiennent une guirlande de fruits, qui 
rappelle l'abondance; les deux autres présentent à la Victoire un 
sceptre et un diadème brisés. 

Noos venons de faire connaître les statuaires qui ont concouru à 
U décoration de l'Arc de Triomphe de l'Étoile, et de présenter la 



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L 

peription sommaire de leurs ouvragée U nous reste à parler des 
ftchitecles qui ont conçu et successivement dirigé la construction 
le toutes les parties de ce monument. 

; Dès le mois de mai 4806, on avait commencé les fouilles et les 
fondations. MM. Raymond et Chalgrin avaient d'abord été chargés 
ije rédiger des projets. Celui de ce dernier architecte fut approuvé 
far Napoléon, en mars 4809. 

M. Chalgrin dirigea la construction jusqu'au-dessus de la cor- 
liche du piédestal. 

Au mois de janvier 4844 , époque de la mort de oet artiste, 
M. Goust suivit l'exécution du projet jusqu'à 1a hauteur de Pin* 
poste du grand arc. 

Les travaux furent interrompus en 4844 , et ne furent repris 
qu'en 4825, en exécution de l'ordonnance royale do 9 octobre de 
k même année. MM. Hoyot et Goust devaient les diriger ; mais le 
premier de ces artistes , ayant présenté un prejet qui s'écartait des 
données primitivement adoptées , cessa ses fonctions , et M. Goust 
fut chargé dediriger les ouvrages , sons la surveillance dune com- 
mission composée de quatre architectes : MM. Fontaine, Debret , 
de Gisors et Labarre. L'Arc de Triomphe fut élevé atas jusqu'à 
la première assise de l'architrave de l'entablement. 

En 4838, M. Hoyot reprit la direction des. travaux ,. et fit exé- 
cuter te grand entablement , la voûte ogive destinée à supporter le 
dallage supérieur et la scalpture d'ornement de la grande voute. 

Enfin le 54 juillet 4852, M. Bioaet a été appelé à terminer l'Arc 
de Triomphe de l'Étoile ; c'est depuis cette époque qu'ont été exé- 
cutés i'attkfue , ta grande salle voîtée , le datiage de la plateforme, 
la balustrade supérieure et l'aerotèfe qui surmonte le monnaient , 
le pavage sous l'arc principal et les arcs latéraux, la hase et l'en- 
tourage du monument , le système d'éclairage et d'illumination par 
le gaz. C'est aussi sous sa direction qu'on été exécutés les travaux 
de sculpture et les inscriptions. Il ne reste plus qu'une seule ques- 
tion à décider : celle du couronnement à placer sur l'acrotère. 
Cette décoration a été décidée en principe , et différents projets ont 
été présentés. Jusqu'à présent l'administration n'a pris aucune dé- 
termination , elle veut attendre que le publie ait pu juger de l'effet 
général produit par le monument. 

La pensée de cet Arc de Triomphe élevé à la gloire de nos ar- 
mées était grande et vaste comme tout ce qui sortait du génie de 
l'Empereur; mais il n'appartenait cra'à un gouvernement national 



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30 < 
et ami des gloires dn pays de comprendre et de réaliser ces nobles 
idées. 

La restauration rat dans ses premières années sur le point 
d'abandonner le projet de cette immense construction ; mais on 
se préoccupa de l'intervention en Espagne et de ses conséquences, 
et l'Arc de Triomphe, élevé en l'honneur des armées de la répu- 
blique et de l'empire, fut consacré subitement à retracer les 
souvenirs de cette expédition. 

En 4890, un des premiers actes de S. M. Louis- Philippe, rot 
des Français , fut de rendre ce monument à sa destination pre- 
mière; ce prince , qui partage si sincèrement toutes les sympathies 
du pays , sut ainsi satisfaire à un sentiment d'honneur national. 
L'exécution suivit promptement sa noble pensée: en quelques an- 
nées ce véritable temple de la gloire fut achevé ; le roi lui-même 
encouragea souvent de sa présence les ouvriers et artistes employés 
à l'exécution; il voulut que ce trophée de nos victoires ne contint 
pas seulement la représentation des faits militaires les pins remar- 
quables , mais encore que les murs fussent couverts des noms 
glorieux de tons les braves qui se sont illustrés pour la défense et 
la grandeur de notre pays. 

La plupart des arcs de triomphe ne furent jusqu'à ce jour que 
des pages mensongères élevées en l'honneur d'un seul homme 
auquel la flatterie reportait tout ce qui avait été fait de bien, de 
noble , d'élevé. 

Louis-Philippe 1 er , roi des Français, a voulu que l'Are de 
Triomphe de l'Étoile rat un monument élevé en l'honneur de 
tous les enfants de notre belle patrie, en conservant à la postérité 
les noms des citoyens qui par leur sublime dévouement ont placé 
la France an premier rang des nations. 



FIN. 



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FA2255.2.12 

No«m Ntortq u i wr r*re * Ttto 
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